S M E T A P Rivière Dordogne
SYNDICAT MIXTE D'ETUDES ET DE TRAVAUX POUR L'AMÉNAGEMENT ET LA PROTECTION DE LA RIVIÈRE DORDOGNE















Zones humides

Les zones humides...

....sont des espaces de transition entre la terre et l'eau, maritimes ou continentales, de plaine ou d'altitude. Ripisylve, forêt alluviale ou prairie inondable en Dordogne, la zone humide est plus facile à décrire qu'à définir.

La loi sur l'eau du 3 janvier 1992 qui vise à assurer leur préservation en a donné une définition :

"On entend par zone humide les terrains exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année".

Les zones humides, milieux très riches au niveau biologique, constituent un patrimoine commun de grande valeur. En France, un certain nombre de ces espaces naturels sont en danger. Le tiers des espèces végétales menacées est strictement lié à ces zones ; la moitié des oiseaux présents sur le territoire dépendent de ces milieux.
Que deviendraient les écrevisses, la loutre et le héron si les zones humides disparaissaient ? A quoi auraient servi les efforts développés pendant tant d'années pour permettre aux poissons migrateurs, de remonter sur leurs frayères ? A quoi servirait la protection des oiseaux d'eau menacés si les marais étaient drainés ? Près d'une centaine de plantes de zones humides sont en régression (plantes carnivores dans les tourbières,...), dont une quinzaine d'entre elles sont extrêmement menacées. Tritons, grenouilles, libellules, papillons, oies cendrées, pour ne citer que quelques animaux parmi les centaines d'autres, ne peuvent vivre sans les zones humides ; canards et sarcelles stationnent dans les marais, lacs et étangs situées le long de leurs voies de migration; tous ont besoin des zones humides. C'est le devoir de chacun de veiller à leur conservation et, avec ses moyens, de prouver que la dégradation des zones humides n'est pas inéluctable.
Sur les quinze communes qui constituent le territoire du SMETAP, les zones humides sont nombreuses. Plusieurs grandes couasnes (couasne du Coux, couasne de Bigaroque, couasne de la Banquette, ...), différents affluents ( la Nauze, l'Aurival, le Brande, le Boule, le Moulant, ... ), des îlots, des petits bras-morts à différents stades de formation, des zones inondées en hautes eaux, marécageuses en moyennes eaux ... Ces lieux, qu'ils soient du domaine privé ou public, contribuent à la valorisation du territoire. S'ils ne sont pas utilisés de manière directe par l'homme, il ne faut pas croire que ce sont des lieux sans vie ni évolution.
Les zones humides sont, à leur façon, des infrastructures. En agissant comme une éponge, les zones humides contribuent en effet à prévenir les inondations et à réduire les effets de la sécheresse. Leur végétation consommatrice d'azote participe à la préservation et à l'amélioration de la qualité de l'eau. Elle fixe également les sols et protège les terres contre l'action du vent et de l'eau (lors des crues en particulier). Ce sont aussi des paysages de grande qualité.
 Les zones humides contribuent à l'économie nationale et participent au bien être de la population. De multiples activités bénéficient des ressources naturelles de ces milieux, l'eau, mais aussi le bois, l'herbe de pâturage, les roseaux, les poissons, le gibier, ainsi que les activités de loisirs telles que le canotage, la baignade, la photographie ou l'observation de la vie sauvage. Les zones humides constituent un capital productif au service de la collectivité. Leur maintien est essentiel au développement économique de demain.
Leur défaut serait-il de ne rien coûter à la collectivité du seul fait qu'ils sont un cadeau de la nature ?
On peut parfois se demander quand tant d'énergie et de moyens sont consacrés à les détruire

 Conserver les zones humides, c'est garantir leur fonctionnement et respecter leurs caractéristiques écologiques qui reposent essentiellement sur les liens constants entre les eaux superficielles et les eaux souterraines, entre l'eau de la source et celle de l'embouchure d'un cours d'eau, et entre la zone humide et le reste de son bassin versant.

D'après un document du Ministère de l'Aménagement du Territoire et de L'Environnement