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Depuis le haut moyen-age (16° siècle) et jusqu'au début
du 20°siècle, la rivière Dordogne fut un axe
de communication vital entre le Massif Central et les
ports de Bergerac, Libourne et Bordeaux.
Coureau, Argentat (en amont),
Courpet ou Gabarre (en
aval) sont parmi les différentes appelations de ces embarcations
traditionelles à fond plat, utilisées alors au transport
des marchandises.
Sur la haute Dordogne (de Bort Les Orgues à Argentat), la rivière
n'était pas navigable mais flottable ; le bois débité
était alors charié par les eaux jusqu'à Argentat,
voire Souillac où il était regroupé puis chargé
sur les embarcations.
La navigation comprenait deux aspects bien différents :
La descente, d'Argentat à l'estuaire, dont les
principales marchandises étaient constituées de bois, vin,
blé, produits alimentaires locaux ... La descente avait lieu en
pèriode de hautes eaux ("eaux marchandes") afin de franchir
sans trop de difficulté les nombreux rapides et autres malpas de
la rivière, bien connus et redoutés par les gabariers d'antan.
La remonte,
de l'estuaire à Souillac, qui permettait d'alimenter le "haut
pays" en sel, poissons séchés ou salés, sucre,
café, ... Ces remontées étaient possibles avec l'aide
du vent (voiles) notamment sur la partie aval. En amont, il était
fréquent d'avoir recours à la tire ou halage ; ce travail
était destiné parfois à des hommes, parfois à
des boeufs.
Lieu de travail, de communication, d'échanges et de rencontres,
la rivière perd lentement son importance dans l'économie
locale et le début du 20° siècle marque la fin de la
navigation ; déclin accéléré par l'arrivée
du chemin de fer.
Un
chant de gabarier :
Signons-nous
!
La veste à terre
!
Ferme au gouvernail !
Rentrez la rame
Sans se heurter au roc
Il (le pilote) descend
Il passerait au ras de l'enfer.
Il a bonne épaule et bonne poigne
Gronde Malpas
Tu n'auras pas les gabariers de la Dordogne !
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