Les zones humides, milieux
très riches au niveau biologique, constituent un patrimoine commun de grande
valeur. En France, un certain nombre de ces espaces naturels sont en danger.
Le tiers des espèces végétales menacées est
strictement lié à ces zones ; la moitié des oiseaux
présents sur le territoire dépendent de ces milieux.
Que deviendraient les écrevisses,
la loutre
et le héron
si les zones humides disparaissaient ? A quoi auraient servi les efforts
développés pendant tant d'années pour permettre aux
poissons migrateurs,
de remonter sur leurs frayères ? A quoi servirait la protection des
oiseaux d'eau
menacés si les marais étaient drainés ? Près
d'une centaine de plantes de zones humides sont en régression (plantes carnivores
dans les tourbières,...), dont une quinzaine d'entre elles sont extrêmement
menacées. Tritons, grenouilles, libellules, papillons, oies cendrées,
pour ne citer que quelques animaux parmi les centaines d'autres, ne peuvent vivre sans les zones
humides ; canards et sarcelles stationnent dans les
marais, lacs et étangs situées le long de leurs voies de migration;
tous ont besoin des zones humides. C'est le devoir de chacun de veiller
à leur conservation et, avec ses moyens, de prouver que la dégradation
des zones humides n'est pas inéluctable. |
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Sur les quinze communes qui constituent le territoire du SMETAP, les zones humides sont
nombreuses. Plusieurs
grandes couasnes (couasne du Coux, couasne de Bigaroque, couasne de
la Banquette, ...), différents affluents ( la Nauze, l'Aurival, le
Brande, le Boule, le Moulant, ... ), des îlots, des petits bras-morts
à différents stades de formation, des zones inondées
en hautes eaux, marécageuses en moyennes eaux ... Ces lieux, qu'ils
soient du domaine privé ou public, contribuent à la valorisation du territoire.
S'ils ne sont pas utilisés de manière directe par l'homme,
il ne faut pas croire que ce sont des lieux sans vie ni évolution. |
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Les
zones humides sont, à leur façon, des infrastructures.
En agissant comme une éponge,
les zones humides contribuent en effet à prévenir
les inondations et à réduire les effets de la sécheresse.
Leur végétation consommatrice d'azote participe à
la préservation
et à l'amélioration de la qualité de l'eau.
Elle fixe également les sols et protège
les terres contre
l'action du vent et de l'eau (lors des crues en particulier). Ce
sont aussi des paysages de grande qualité.
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Les zones humides contribuent à l'économie nationale et
participent au bien être de la population. De multiples
activités bénéficient
des ressources naturelles de ces milieux, l'eau, mais aussi le bois, l'herbe
de pâturage, les roseaux, les poissons, le gibier, ainsi que les
activités de loisirs
telles que le canotage, la baignade, la photographie ou l'observation
de la vie sauvage. Les zones humides constituent un capital
productif au service de la collectivité. Leur maintien est essentiel au développement
économique de demain.
Leur défaut serait-il de ne rien coûter à la collectivité
du seul fait qu'ils sont un cadeau de la nature ?
On peut parfois se demander quand tant d'énergie et de moyens sont
consacrés à les détruire
Conserver les zones humides, c'est garantir leur fonctionnement
et respecter leurs caractéristiques
écologiques
qui reposent essentiellement sur les liens
constants entre les
eaux superficielles et les eaux souterraines, entre l'eau de la source
et celle de l'embouchure d'un cours d'eau, et entre la zone humide et
le reste de son bassin versant.
D'après
un document du Ministère de l'Aménagement du Territoire
et de L'Environnement
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