Les enjeux
Les techniques de génie végétal
Cahier des Clauses Techniques Particulières

Exemple d'élaboration d'un Cahier des Clauses Techniques Particulières
Techniques de stabilisation de berges en génie végétal


Centre de Formation Professionnelle Forestière
B.P n°7
26780 Châteauneuf du Rhône
tél 04 75 90 77 33
fax 04 75 90 70 42

 TABLE DES MATIERES

 1- PRESCRIPTIONS GENERALES
1-1 Champ d'application
1-2 Nature des travaux
1-3 Documents remis aux entrepreneurs
1-4 Relations avec le maître d'œuvre
1-5 Règlement d'hygiène et de sécurité
1-6 Installations et réseaux
1-7 Mise hors d'eau
1-8 Niveau des eaux
1-9 Intempéries
1-10 Remise en état des lieux
1-11 Périodes d'exécution, phasage des travaux
1-12 Autorisations administratives, déclarations
1-13 Sujétions particulières
2- PREPARATION DU CHANTIER
2-1 Reconnaissance des lieux des travaux
2-2 Accès au chantier
2-3 Places de dépôt
2-4 Autorisations de passage
2-5 Clôtures
2-6 Accès au lit
2-7 Installations de chantier
2-8 Préservation de l'environnement
2-9 Approvisionnements
2-10 Piquetage et marquage

3- PROVENANCE, QUALITE ET PREPARATION DES MATERIAUX, FOURNITURES ET VEGETAUX
3-1 Matériaux de remblai
3-2 Géotextiles
3-3 Hélophytes
3-4 Boutures
3-5 Pieux
3-6 Branches de saule
3-7 Peignes
3-8 Mélange herbacé
3-9 Plants ligneux
3-10 Longrines et traverses
3-11 Accessoires
 4- EXECUTION DES TRAVAUX
4-1 Travaux préparatoires
4-2 Réception des végétaux et matériaux
4-3 Battage des pieux
4-4 Fascines d'hélophytes
4-5 Branches anti-sape
4-6 Tressage
4-7 Fascinage
4-8 Remblai et talutage
4-9 Branches à rejets
4-10 Caissons
4-11 Lits de plançons
4-12 Semis herbacé
4-13 Protection de surface par géotextile
4-14 Bouturage
4-15 Plantations
4-16 Protection des ouvrages

5- GARANTIE ET ENTRETIEN DES AMENAGEMENTS
5-1 Nature des garanties
5-2 Durée des garanties
5-3 Entretien et suivi
6- RECEPTION DES TRAVAUX


 1 -PRESCRIPTIONS GENERALES

1-1 Champ d'application
Le CCTP fixe les modalités techniques à respecter pour l'exécution des travaux de protection de berges en techniques de génie végétal.
Seront précisés : le cours d'eau concerné
Le département, la commune, le lieu-dit.
Un extrait de carte l.G.N. au 1/25.000 permettra une localisation générale. Un extrait du cadastre au 1/5000 pourra compléter avantageusement cette carte de localisation. Il peut être judicieux d'indiquer les N° de parcelles et les coordonnées des propriétaires.

1-2 Nature des travaux
Les différentes interventions sont décrites dans les grandes lignes de façon à avoir une bonne vision globale des travaux à réaliser, de leur phasage et des techniques mises en œuvre.
Pour mémoire on citera :
a) Travaux préparatoires
Travaux de forestage (abattage d'arbres, débroussaillement, élagage, enlèvement d'embâcles, arasage de souche, dessouchage)
Travaux de terrassement (création de risberme, bâtard d'eau, régalage de matériaux, suppression de vieux ouvrages, création de rampe d'accès)
b) Travaux de protection de berge
Description des techniques mises en œuvre, implantation, dimensionnement des ouvrages (Il sera fait référence aux plans)

1-3 Documents remis aux entrepreneurs
Plan d'implantation avec repères d'implantation sur le terrain et rappels des localisations des plans de détail. Plans en coupes. Quantitatifs et qualitatifs des matériaux.

1-4 Relations avec le maître d'œuvre
Les noms et coordonnées du maître d'œuvre, de son délégué (si nécessaire) et du Coordonnateur Hygiène et Sécurité chargés du chantier sont indiqués. Pour tout problème de réalisation, modification des ouvrages, modification dans les fournitures, seul le maître d'œuvre devra être consulté et lui seul répondra aux demandes des entreprises. Des réunions de chantier seront fixées à l'avance.
Un cahier de chantier sera ouvert. Sur celui-ci seront consignés tous les incidents, les remarques du maître d'œuvre et celles des autorités (police de l'eau, de la pêche, Coordonnateurs Hygiène et Sécurité...) et les décisions prises lors des réunions de chantier.

1-5 Règlement d'hygiène et de sécurité
Nature des missions du Coordinateur "hygiène et sécurité", Modalités d'exécution de sa mission ; Relations avec les entrepreneurs ;
Mesures à mettre en place dans ces domaines, qui seront explicitées dans le Plan Général de Coordination Santé Sécurité et Protection de la Santé ; Rappel aux règlements en matière de mesures de prévention, d'équipements de sécurité des matériels et personnels ; Respects des réglementations en matière de prévention des incendies ; Evacuation des encombrants.

1-6 Installations et réseaux
Natures des installations et réseaux identifiés sur et à proximité des chantiers ;
Rappels des procédures à mettre en place en vue de leur protection.

1-7 Mise hors d'eau
Description des moyens et techniques à mettre en œuvre pour mettre hors d'eau la zone concernée par les travaux.

1-8 Niveau des eaux
Des repères de niveau des eaux seront indiqués (niveau moyen, basses eaux, crue annuelle, crue décennale...). Un niveau sera défini pour la prolongation des délais de travaux.

1-9 Intempéries
Pluies, neige, gel (durée et intensité ) pouvant interrompre les travaux et provoquer le report des délais d'exécution.

1-10 Remise en état des lieux
Modalités et délais de remise en état des terrains, accès et clôtures. Un état des lieux pourra être fait avant le début des travaux.

1-11 Périodes d'exécution et phasage des travaux
Les successions dans le temps des différentes interventions seront précisées.
Des dates limites des interventions seront indiquées (contraintes liées aux périodes de végétation, de fraie, de reproduction...).

1-12 Autorisations administratives et déclarations
Rappels des procédures administratives incombant aux entreprises (D.I.C.T., incinération,...). Mention de celles incombant au maître d'œuvre.

1-13 Sujétions particulières
Procédure mise en place pour permettre aux entreprises de faire des propositions visant à améliorer, faciliter la réalisation.


 2- PREPARATION DU CHANTIER

2-1 Reconnaissance des lieux des travaux
En présence du maître d'œuvre, du Coordonnateur Hygiène et Sécurité et du responsable de chantier désigné par l'entrepreneur.
Modalités mises en place pour permettre aux entreprises de bien visualiser les sites et la nature des travaux.
Les différentes localisations des accès, places de dépôt, installations de chantier seront étudiées sur le site.
Le piquetage pourra être mis en place et vérifié à cette occasion.

2-2 Accès au chantier
Localisation et modalités d'utilisation. Signalisation.

2-3 Places de dépôt
Localisation et modalités d'utilisation.

2-4 Autorisations de passage
En général à la charge de l'entreprise.Il est conseillé d'établir un document écrit avec les propriétaires.

2-5 Clôtures
Modalités de dépose et repose des clôtures

2-6 Accès au lit
Localisation et modalités.

2-7 Installations de chantier
Nature, localisation, modalités de mise en place.

2-8 Préservation de l'environnement
Mesures à mettre en place pour la préservation des biotopes, des espèces, de l'environnement.
Attention aux zones et espèces faisant l'objet de mesures de protection.

2-9 Approvisionnements
Liste et agrément des fournisseurs et matériaux. Modalités de réception des fournitures diverses.

2-10 Piquetage et marquage
Modalités d'exécution.


 3- PROVENANCE, QUALITE ET PREPARATION DES MATERIAUX

3-1 Matériaux de remblai
Nature des matériaux de remblai et provenance. L'entreprise indiquera les lieux de provenance afin de permettre le contrôle par le M.O. en vue de l'agrément. On veillera à exclure des matériaux peu homogènes, contaminés ou contenant des éléments pouvant détruire les géotextiles.

3-2 Géotextiles

3-2-1 Protection de surface
Prescriptions des géotextiles à utiliser : nature des fibres, mode de tissage, grammage, largeur des lés.Le jute sera utilisé dans des zones soumises à des alternances émersion / submersion faibles, à des submersions rares, sur des cours d'eau ne transportant pas de matériaux grossiers, sur des substrats très rapidement colonisés (durée de vie ~ 1,5 an). A l'opposé le coco sera préféré. Grammage: dans les zones émergées très souvent, facilement colonisés par les herbacées le 740 gr/m2 sera suffisant. Dans des zones très souvent voir continuellement submergées on privilégiera le ~ 1000 gr./ m2.
Les tissus seront utilisés dans des largeurs les plus grandes possible : économies de temps de pose, de matériaux, et limitation des zones de raccordement.
3-2-2 cas des caissons
On utilisera du coco ~ 740 gr/m2. En cas de contraintes climatiques très sévères le coco ~ 1000 gr/m2 lui sera préféré. Si le tissu doit rester immergé continuellement on aura recours à de la géogrille feutrée synthétique aussi résistante que possible.

3-3 Hélophytes
Espèces à utiliser, lieux de prélèvement ou fournisseurs.
Les fournisseurs, les sites de prélèvements seront indiqués par l'entreprise. Ils devront être agréés par le M.O.. En cas de prélèvement, le site choisi devra être exempt de végétaux indésirables (Renouée du Japon, Amorphe buissonnante, Solidage sp, Buddiéia, Balsamine, Phitolacca, Févier d'Amérique, Ailanthe, Erable négundo, Figuier...)
On utilise des mottes de 20 x 20 cm, à raison de 2 u / m2.
Le délai entre récolte et mise en place n'excédera pas deux jours. Dans tous les cas les matériaux végétaux seront transportés en les préservant du dessèchement (vent, soleil), du gel. Ces produits seront stockés les pieds dans l'eau.
Les végétaux utilisés seront choisis parmi ceux présent dans la zone. Pour mémoire : Carex sp.(laiches), Iris pseudoacorus (iris), Phalaris arundinacea (baldingère), Scirpe sp. (scirpes) ; Juncus sp. (Joncs) ; Phragmites australis (phragmites) ; Typha sp. (massette).

3-4 Boutures
Espèces à utiliser, lieux de prélèvement ou fournisseurs.
On utilisera des saules indigènes, en privilégiant les espèces arbustives et la diversité. Les provenances locales seront recherchées pour s'assurer de leur adaptation aux conditions locales.
Dimensions: Diamètre 3 à 5 cm Longueur 60 à 100 cm
Les boutures seront récoltées hors période de végétation. On évitera au maximum de les déchirer ou les écorcer. La pointe inférieure sera taillée en biseau, l'autre à 90° des fibres (au sécateur).
Les fournisseurs et les sites de prélèvements seront indiqués par l'entreprise. Ils devront être agréés par le M.O..
Seront exclus les matériaux morts ou susceptibles de ne pas reprendre de manière satisfaisante.
Le délai entre récolte et mise en place n'excédera pas deux semaines. Dans tous les cas les matériaux végétaux seront transportés en les préservant du dessèchement (vent, soleil), du gel. Ces produits seront stockés en prenant les mêmes précautions, le gros bout à l'humidité.
Pour mémoire : Salix purpurea (Saule pourpre), Salix viminalis (S. des vanniers), Salix triandra (S. à trois étamines), Salix cinerea (S. cendré), Salix aurita (S. à oreillettes), Salix atrocinerea (S. roux), Salix eleagnos (S. drapé), Salix caprea (S. marsault), Salix pentendra (S. à cinq étamines), Salix appendiculata (S. à grandes feuilles)...
On évitera le saule blanc, le fragile et leurs hybrides car ils ont des développements rapides, deviennent cassants...

3-5 Pieux
Espèces à utiliser : saules, chêne, acacia, châtaignier (récoltés en vert). On évitera l'aulne (putrescible si exposé à des marnages) et les résineux traités (produits de traitement éventuellement toxiques pour la faune benthique et piscicole).
Dimensions: diamètre 8 cm fin bout minimum, 25 cm maxi (au-delà il devient difficile de les battre)
Eviter les pieux tordu, noueux, fourchus, abîmés (pourriture, fente...).

3-6 Branches de saule
Même précautions que pour les boutures.
Dimensions: selon ouvrages. En général on cherchera des branches de 2 mètres de long minimum et d'un diamètre à la base de 2 à 5 cm.

3-7 Peignes
Tous les végétaux seront acceptés en privilégiant les matériaux vivants. Les couches situées à fleur d'eau seront de préférence en saule.

3-8 Mélange herbacé
L'idéal est d'utiliser un mélange conçu en fonction des données écologiques des sites. Pour des raisons techniques et financières il pourra être nécessaire de recourir à des mélanges "spécial berges"du commerce. Les semenciers possèdent en général un service étude qui pourra vous apporter des conseils pour envisager un mélange mieux adapté aux contraintes de terrain. Le fournisseur et la constitution du mélange devront être soumis au M.O. pour recevoir son agrément.

3-9 Plants ligneux
Ces végétaux sont installés de façon à mettre en place des ligneux arbustifs et arborés qui supplanteront peu à peu les saules et la végétation herbacée. Ils apportent aussi une diversité biologique importante.
Les essences seront choisies et implantées en fonction des contraintes écologiques et parfois paysagères.
On utilisera des plants à racines nues, issues de pépinières agréées, si possibles locales, pour s'assurer de leur adaptation climatique. La pépinière devra être agréée par le M.O..
On pourra installer des arbustes de 60 à 80 cm de haut et des arbres de 100 à 150 cm de façons à leur permettre de s'affranchir de la végétation concurrente. Il pourra être nécessaire d'envisager le tuteurage des arbres.

3-10 Longrines et traverses
On utilisera de préférence des mélèzes ou douglas récoltés verts. On pourra les remplacer par de l'acacia, du châtaignier, du chêne, et parfois des pins (noirs, maritimes, sylvestre).
Dimensions: Diamètre 20 à 30 cm
Longueur 1 à 2 m pour les traverses, 3 à 8 m pour les longrines

3-11 Accessoires
Fil de fer : recuit en diamètre 3 mm pour ligaturer les tressages et les fascines, galvanisé en diamètre 5 mm pour fixer les couches de branches à rejets et les peignes. (remplaçable par du câble). Cavaliers ou crampillons, clous en U destinés à fixer les fils de fer ou câbles, les géotextiles sur les pieux et les caissons. Taille standard 30 mm.
Clous à caissons : on utilisera du fer à béton torsadé en 14 mm de diamètre.
Agrafes pour géotextiles : clous en forme de U d'une longueur de 60 cm en fer à béton de 6 mm de diamètre.


 4- EXECUTION DES TRAVAUX

Pour tous ces paragraphes il conviendra de rajouter les dimensionnements détaillés des ouvrages et faire référence aux plans généraux et de détails.

4-1 Travaux préparatoires
Détails des mises en œuvre des opérations préparatoires : forestage, terrassement, aménagement des accès, piquetage, ... Nous ne détaillons pas ici ce qui peut être indiqué.

4-2 Réception des végétaux
Le M.O. se réserve le droit de contrôler la nature, la qualité et le mode de stockage des matériaux arrivant et entreposés sur le chantier. L'entreprise tiendra à disposition du M.O. Les bordereaux de livraison de tous les matériaux afin de permettre le contrôle des approvisionnements.

4-3 Battage des pieux
Les pieux sont façonnés en pointe, sur quatre faces, à la tronçonneuse, coté gros bout.
Les pieux sont battus au refus, au minimum d'une profondeur de 3/4. de leur longueur. On utilisera de préférence un BRH équipé d'une cloche de battage. Parfois le substrat permet de les enfoncer au godet. Dans ce cas, pour des raisons de sécurité il sera indispensable d'équiper le godet d'une coiffe maintenant le pieu pendant l'opération.
En général on préconise des espacements sur ligne de 60 à 80 cm. L'espacement entre lignes est couramment de 30 à 50 cm.
Une fois le tressage (ou fascinage) mis en place, on recoupe proprement l'extrémité supérieure du pieu.

4-4 Fascines d'hélophytes
A venir

4-5 Branches anti-sape
Les branches anti-sape sont disposées perpendiculairement au courant, à raison de 15 à 20 unités au mètre linéaire.
En général on place une couche de branches en pied de tressage (ou fascinage) et une au-dessus.

4-6 Tressage
On utilise des branches de saule vivantes très souples. Les couches sont croisées devant et derrière les pieux. Le gros bout est dirigé vers l'amont, rentré à l'intérieur de l'ouvrage. Les deux dernières rangées sont ligaturées sur chaque pieu au moyen de fil de fer recuit diamètre 3 mm. La ligature est clouée sur les pieux. En moyenne le tressage fait 30 à 50 cm de hauteur.

4-7 Fascinage
Les fascines sont constituées de fagots de branches de saule vivantes. Ces fagots sont maintenus soit par un pieu passant en leur milieu, soit entre deux rangées de pieux. Cette deuxième technique est la plus résistante face aux contraintes hydrauliques en pied d'ouvrage. Les fascines sont ligaturées aux pieux par du fil de fer recuit de 3 mm de diamètre. La fascine peut-être fixée par une barre transversalle, ligaturée sur les pieux (cas de la double rangée).

4-8 Remblai et talutage
Le remblai et le talutage sont exécutés en tassant au fur et à mesure mais sans compacter.

4-9 Branches à rejets
Se sont des couches de branches plaquées sur la berge, perpendiculairement au courant, gros bout dirigé vers le pied de berge.
Ces branches sont recouvertes de 20 cm de terre, d'un géotextile, le tout fixé par un entrelacement de fil de fer (diamètre 5 mm) fixé sur des pieux battus. Les pieux font 100 cm de long et sont placés sur des lignes distantes de 100 cm à 100 cm d'intervalle.

4-10 Caissons
Le caisson est posé sur une risberme présentant un fruit vers l'intérieur de la berge d'environ 10%.
Les longrines et les traverses sont assemblées au moyen de clous en fer à béton. Pour faciliter cette opération on peut utiliser une cloche de battage. Le caisson est monté étage après étage. Il est rempli au fur et à mesure de matériaux terreux et couches de branches de saule vivantes.
Le géotextile est placé à plat sur les branches, sur 50 cm de large minimum. Il est cloué sur la longrine supérieure.
Une ouverture est créée dans le tissu au niveau de chaque traverse.
En cas d'arrivée parasite d'eau derrière le caisson il est nécessaire de prévoir une chemise drainante en arrière et dessous le caisson.

4-11 Lits de plançons
Posés comme les branches anti-sape, à raison de 15 au m.l.

4-12 Semis herbacé
Le semis est mis en place à raison de 30 à 50 gr / m2 de graines. .
Il peut être mis en place à la volée (conditions de terrain et climatiques favorables) ou au moyen d'un Hydroseedeur. Dans ce cas on utilise un mélange comprenant le mélange herbacé, de l'engrais, un agent de collage et parfois des rétenteurs d'eau.
Le terrain est griffé avant la mise en place du semis.
En cas de semis manuel on enfouit légèrement les graines.

4-13 Protection de surface par géotextile
Le géotextile est posé en lés parallèles au cours d'eau. Les différents lés seront posés du pied vers le haut du talus. Les lés se superposeront comme les tuiles d'un toit. Le recouvrement sera d'au moins 20 cm. La lés de pied est ancrée par la confection d'un rabat de 50 cm de large, dans l'ouvrage. Celle de haut de berge est ancrée dans une tranchée d'au moins 30 x 30 cm.
Les lés sont ancrés de même façon en amont et aval de l'ouvrage. Le tissu sera fixé au moyen des boutures (5à 10 au m2) ou / et d'agrafes métalliques (2 au m2)

4-14 Bouturage
Les boutures sont enfoncées à la masse sur au moins les 3/4 de leur longueur. Elles sont recoupées perpendiculairement aux fibres. Il suffit que 3 bourgeons émergent du sol.
En cas de difficultés on pourra faire un pré-trou à la barre à mine, voir au marteau piqueur. Pour éviter d'éclater les boutures et faciliter la mise en place une cloche de battage pourra être utilisée. Les boutures seront ensuite arrosées

4-15 Plantations
Dès leur arrivée sur le chantier les plants seront mis en jauge Le stockage sur chantier n'excédera pas trois jours.
Les racines seront habillées, pralinées. Les racines seront bien étalées dans les trous de plantation, en veillant à ne pas enterrer ni laisser trop sortir le collet. Les plants seront ensuite arrosés.
Si la plantation est faite dans un géotextile une découpe en T (20 x 20 cm) sera pratiquée au ciseau. Après mise en place du plant le tissu sera recousu ou agrafé (Cf. 4-11).
Les plantations seront interrompues en cas de gel.

4-16 Protection des ouvrages
Toutes les mesures seront prises pour éviter le pâturage et le piétinement des ouvrages, pendant une durée de trois ans.
En zone périurbaines un problème peut apparaître par rapport aux incendies volontaires.


 5- GARANTIE ET ENTRETIEN DES AMENAGEMENTS

5-1 Nature des garanties
La garantie porte sur :

    • La reprise des végétaux (hélophytes, branches anti-sape, tressage, fascinage, lits de plançons, couches de branches à rejets, boutures, ensemencement, plantations ;
    • Les vices d'exécutions (défauts cachés non détectables lors des réceptions de travaux, non-respect des plans et CCTP).
    • L'arrosage pendant les deux premières années (à moduler selon climat).

Les closes d'exclusion de garanties de l'entreprise sont indiquées (crues de fréquence supérieure à ?).

5-2 Durée des garanties
La garantie de reprise et d'entretien court sur trois années de végétation, à partir de la réception d'achèvement des ouvrages. La garantie de vice de fabrication court sur 10 ans (à vérifier).

5-3 Entretien et suivi

5-3-1 Arrosage
Un arrosage des plants sera fait 10 jours après plantations (en cas d'absence de pluie) Des arrosages devront être effectués autant que nécessaire durant deux ans. Une base d'un arrosage tous les 15 jours de juin à août est judicieux (à moduler selon climat).
5-3-2 Reprise des végétaux
L'entreprise remplace annuellement les plantes mortes. On pourra moduler en fonction de la nature et des densités implantées (Par exemple : Arbres 80% de reprise, arbustes 60 %, boutures 50 %).
Les branchages morts seront remplacés lorsqu'ils concerneront des linéaires entiers, supérieurs à un mètre.
5-3-3 Entretien des végétaux
Une fauche sera réalisée 1 fois par an si les plants sont trop concurrencés.
Effectuer les regarnis de semis
5-3-4 Essences indésirables et envahissantes
Un contrôle sera régulièrement opéré. Toutes les mesures nécessaires à la limitation de ces espèces seront mises en place, après agreement du M.O.


 6- RECEPTION DES TRAVAUX

Fixe les modalités de réception des travaux :

  • Réception par tranches
  • Réception d'achèvement des travaux
  • Réception de fin de garantie